Vasseur sur un siège éjectable

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Ryoma
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Bernie Ecclestone a commenté l’actualité de la Formule 1 et comme souvent, l’ancien grand argentier de la discipline a aligné des propos sans aucune nuance, et il s’en est pris à Ferrari et McLaren F1 pour leur gestion d’équipe actuelle.

L’ancien patron de la Formule 1, âgé actuellement de 95 ans, a notamment commenté le transfert de Lewis Hamilton au sein de la Scuderia. Et malgré la déception de cette saison 2025 impossible à nier, il s’attaque comme à son habitude au septuple champion du monde de manière violente.

"Il voulait devenir champion du monde là-bas et il est maintenant surpris de ne pas y parvenir" a déclaré Ecclestone à sport.de. "Hamilton est l’un des meilleurs de ces dix dernières années, mais pas le meilleur. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un projet de marketing financier, et il fera davantage dans la mode à l’avenir."

Comme il l’avait déjà fait par le passé, le Britannique fait la promotion d’une gestion dictatoriale d’une équipe et accuse Frédéric Vasseur, le directeur de Ferrari, de ne pas être assez fort pour tenir l’équipe.

"Le problème, c’est que Ferrari a besoin d’un dictateur au sommet pour réussir. Ils ne parlent pas italien là-bas, ils parlent le Ferrari. Il n’y a pas d’Italien pour prendre le poste, mais tout le monde en Italie commente et interfère avec ce qui est bien ou mal. Vasseur est trop faible et n’est pas un dictateur."
Ryoma
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On reparle de Antonello Coletta. Mais là, c'est foutre en l'air les deux programmes : Endurance et F1.

https://f1i.autojournal.fr/infos/manage ... c-vasseur/
Ryoma
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Franchement il fait pas mieux que Binotto....
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Une image vaut mieux qu'un long discours....1 victoire d'écart entre Binotto et Vasseur sur une période équivalente....
team-principals-at-ferrari-v0-ug1w7qtusq6f1.png
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Message par Ryoma »

"Forcément, quand on part en première ligne, finir quatrième avec Charles n’est pas l’objectif," dit Vasseur.

"Mais on est arrivé à Bakou en connaissant la situation au niveau du moteur, on savait que ce serait très très dur et ça l’a été."

"Surtout en bagarre, on perd vite une position par ligne droite au début avant de stabiliser le rythme. Le rythme en course n’était pas catastrophique face au problème moteur, loin s’en faut, mais à la lutte c’est beaucoup plus dur."

"Sur les deux prochains circuits, Sepang et Singapour, les lignes droites seront beaucoup plus courtes, ça va être à nous de faire un bon travail pour revenir dans le coup."

Vasseur a aussi été invité à réagir à nouveau aux rumeurs selon lesquelles Christian Horner pourrait le remplacer au poste de directeur de l’écurie Ferrari en F1.

Horner assure actuellement la promotion de son prochain livre tout en envisageant un retour à la compétition. Il a clairement fait savoir qu’il ne se contenterait pas d’un simple rôle de directeur d’équipe et qu’il visait une participation au capital d’une écurie après son départ de Red Bull en 2025.

Mais pour lui, dans ses dernières déclarations, "Ferrari est la plus grande marque de Formule 1. C’est le rêve. Et c’est sans doute le géant endormi de la Formule 1."

Le nom de Horner avait déjà été associé à Ferrari par le passé, alors qu’il était chez Red Bull, mais le transfert ne s’était pas concrétisé. Cependant, face aux difficultés rencontrées par Ferrari dans la course au titre en 2026, les médias italiens ont recommencé à critiquer Vasseur, qui a pris les commandes de l’équipe en 2023.

Réagissant publiquement pour la première fois à ces rumeurs, Vasseur n’a guère apprécié le type de questions posées, sans pour autant rejeter totalement l’idée d’un lien avec Horner.

"Nous ne travaillons pas dans une sérénité absolue, car la question se pose pour moi en premier lieu, mais aussi pour tout le monde dans l’équipe et pour les médias. 50 % des questions portent là-dessus, et c’est une situation un peu frustrante."

"Nous nous battons pour le championnat. Au bout du compte, on parle beaucoup de ce sujet et, pour les gars au garage, ce n’est pas la meilleure discussion à avoir, mais c’est ainsi."

"Ce n’est pas de mon ressort, Horner cherche du travail, tout le monde le sait, partout, mais que puis-je y faire ?"

"Je dois simplement essayer de faire de mon mieux pour faire avancer l’équipe, la tirer vers le haut et être meilleur qu’aujourd’hui, tout en passant du temps avec vous [les médias] car à chaque interview, vingt-cinq fois par jour, on revient sur ce sujet."

"Que puis-je faire ? Que puis-je dire ?"

Lorsqu’on lui a demandé s’il était pleinement investi, Vasseur a répondu : "Bien sûr, ce sport est ma vie, c’est mon métier, et j’essaie de faire de mon mieux. Je suis là pour faire mon travail, j’ai le meilleur métier du monde, et il reste encore sept courses à disputer."
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Selon Arrivabene, les difficultés de Ferrari sont trop profondes pour être résolues par une seule personne, aussi expérimentée et titrée soit-elle.

Arrivabene estime même que le palmarès de Horner pourrait se transformer en désavantage en créant immédiatement des attentes considérables autour de son arrivée : « Chez Ferrari, un seul homme ne peut pas changer les choses. Arriver chez Ferrari avec tous les titres remportés par Horner pourrait même être davantage négatif que positif, parce que cela créerait encore plus d’attentes. Et puis, il faudrait tout recommencer depuis le début. »

Pour l’ancien dirigeant de la Scuderia, le problème se situe davantage dans l’environnement de travail et la structure de l’équipe. Ferrari doit selon lui retrouver de la stabilité et surtout donner suffisamment de liberté à ses responsables pour prendre les décisions nécessaires.

« Chez Ferrari, il faut de la sérénité et carte blanche, souligne-t-il. Ces deux éléments peuvent résoudre beaucoup de problèmes. Ce n’est pas un seul homme, aussi compétent soit-il, qui peut tout régler. »

Arrivabene a également évoqué la situation de Frédéric Vasseur. Plutôt que de déterminer si le Français est la bonne personne pour diriger Ferrari, il s’interroge sur la véritable autonomie dont il dispose à Maranello : « Vasseur est-il la bonne personne ? Je ne sais pas s’il dispose ou non de carte blanche. S’il l’a réellement, alors il faudrait mener une réflexion. Il est absolument nécessaire de laisser de la sérénité à l’équipe, et ce n’est pas quelque chose de facile chez Ferrari. »

L’ancien patron de l’écurie appelle ainsi à ne pas alimenter une nouvelle fois des attentes démesurées autour de la Scuderia : « En tant que tifoso de Ferrari et ancien membre de l’équipe, je dis simplement : ne créons pas d’attentes ni de pression supplémentaire. »

Arrivabene a également évoqué avec humour les luttes politiques qui animaient autrefois le paddock, notamment face au patron de Mercedes Toto Wolff : « Tout d’abord, le seul qui ait réussi à décoiffer Toto Wolff pendant quelques courses il y a quelques années, c’était moi », a-t-il plaisanté.

S’il reconnaît les qualités politiques de Horner, Arrivabene rappelle néanmoins que Ferrari a elle aussi su peser dans les discussions réglementaires au plus haut niveau, notamment dans ses négociations avec la FIA : « Politiquement, il est très bon. Mais dans ce cas-là, Ferrari avait fait le travail avec Mercedes concernant le règlement. »

Pour Arrivabene, remplacer simplement Vasseur par Horner ne constituerait donc pas une solution miracle. Avant de chercher un nouveau dirigeant providentiel, Ferrari doit surtout créer un environnement stable, renforcer sa structure technique et accorder une véritable autonomie à ceux qui dirigent l’équipe.
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Les nouvelles spéculations sont nées d’un entretien accordé par Horner au Times, dans lequel il a qualifié Ferrari de "plus grande marque de Formule 1", de "rêve", mais également de "géant endormi".

Et c’est la déclaration suivante qui a particulièrement attiré l’attention : "Il n’y a qu’une seule équipe pour laquelle j’accepterais de ne pas avoir de participation au capital."

Horner faisait évidemment référence à Ferrari, laissant penser qu’il ouvrait directement la porte à une arrivée à Maranello. Le contexte apporte toutefois plusieurs nuances importantes, et le Times a publié une précision importante ces dernières heures.

L’entretien a été réalisé AVANT le Grand Prix d’Italie, au début du mois de septembre, au moment où de nouvelles interrogations commençaient déjà à entourer l’avenir de Vasseur. Il s’agissait par ailleurs d’une opération promotionnelle liée au livre que Horner doit publier en octobre, organisée par son éditeur et non directement par l’ancien directeur de Red Bull.
Aucun échange actuel entre Horner et Ferrari

Horner entretient depuis longtemps des contacts réguliers avec John Elkann. Le président de Ferrari s’était même rendu chez lui durant l’été 2022 afin de lui proposer le poste de directeur de la Scuderia, avant que celui-ci ne soit finalement confié à Vasseur.

Horner avait refusé. Et malgré les nouvelles spéculations, aucune discussion concernant un poste à Maranello n’aurait actuellement lieu entre les deux parties. Plus important encore, certaines des réserves qui avaient poussé Horner à décliner l’offre de Ferrari il y a quatre ans seraient toujours présentes.

La question de la participation au capital ne serait en réalité qu’une partie du problème. Horner pourrait théoriquement accepter de diriger Ferrari sans posséder de parts de l’équipe. Mais il considérerait toujours comme indispensable de disposer d’un très important pouvoir décisionnel. C’était précisément le modèle qu’il avait construit chez Red Bull.

Horner ne détenait aucune participation dans Red Bull Racing, mais son double rôle de directeur général et de directeur d’équipe lui permettait de contrôler une grande partie de son fonctionnement. Il pesait sur le choix des pilotes, les recrutements, les contrats de sponsoring concernant Red Bull mais aussi Racing Bulls, ainsi que sur les investissements majeurs.

Il avait notamment joué un rôle central dans la création de Red Bull Powertrains et dans le projet de nouvelle soufflerie, deux investissements qu’il jugeait indispensables pour assurer l’avenir de l’équipe. Pour Horner, ce niveau de contrôle était une condition de la réussite.

Mais cette influence grandissante a également participé à sa chute. La direction autrichienne de Red Bull a notamment été préoccupée par l’idée que l’équipe devienne progressivement "Horner Racing" selon les propres mots de Horner.

L’ancien directeur reste néanmoins convaincu qu’il n’existe qu’une manière pour lui de réussir en Formule 1 : disposer de l’autorité nécessaire pour prendre les décisions. Dans sa vision, devoir faire valider chaque choix important ou secondaire par un niveau hiérarchique supérieur empêcherait un directeur d’équipe de fonctionner efficacement. C’est précisément la raison pour laquelle il cumulait les fonctions de directeur général et de directeur d’équipe chez Red Bull.

Reproduire une telle structure à Maranello demanderait toutefois un changement radical de philosophie de la part d’Elkann et du directeur général Benedetto Vigna. Ferrari s’appuie depuis plusieurs années sur une organisation beaucoup plus rigide. Ni Mattia Binotto, entre 2019 et 2022, ni Vasseur depuis 2023 n’ont bénéficié d’un pouvoir comparable à celui dont disposait Horner chez Red Bull.

Même si Elkann et Vigna décidaient donc que Horner constituait le dirigeant idéal pour Ferrari, ils devraient profondément modifier le fonctionnement de la Scuderia. L’ancien patron de Red Bull souhaiterait probablement disposer d’une autorité dont aucun directeur de Ferrari n’a véritablement bénéficié depuis l’époque Jean Todt, lorsque le Français avait contribué à construire l’organisation victorieuse autour de Michael Schumacher à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

Mais la question dépasse encore la seule volonté d’Elkann et Vigna. Il faudrait également déterminer si l’organisation de Maranello elle-même serait prête à accepter une transformation aussi importante.

Équipe la plus historique de la Formule 1, Ferrari possède une culture interne développée sur plusieurs décennies, avec une dimension politique parfois difficile à maîtriser. Vasseur a déjà reconnu les difficultés auxquelles il avait été confronté pendant ses premiers mois.

L’une de ses priorités avait notamment été d’encourager les employés à prendre davantage de risques et à assumer leurs décisions plutôt que de chercher constamment à se protéger par crainte d’être désignés responsables en cas d’échec. Le Français avait également été contrarié par la facilité avec laquelle certaines informations internes semblaient parvenir aux médias italiens depuis Maranello. À ses yeux, ces fuites fournissaient directement des informations utiles aux adversaires de Ferrari.

La pression médiatique représente elle aussi une particularité. Aucune autre équipe de Formule 1 ne fait l’objet d’un niveau comparable d’attention, chaque décision étant analysée et les informations publiées dans la presse pouvant elles-mêmes avoir des conséquences à l’intérieur de l’usine. Vasseur s’est justement efforcé d’en protéger autant que possible ses employés.

Pour Horner, une question resterait donc impossible à résoudre avant une éventuelle arrivée : Ferrari accepterait-elle réellement les changements profonds qu’il souhaiterait imposer ? S’il rejoignait Ferrari, Horner chercherait très probablement à s’entourer de collaborateurs de confiance qu’il considérerait indispensables pour faire progresser l’équipe.

Une telle méthode pourrait toutefois froisser certains membres déjà présents à Maranello. Le risque serait alors de créer différents clans au sein de la Scuderia, avec des résistances internes susceptibles de ralentir les progrès recherchés. Voilà pourquoi l’abandon de l’exigence d’une participation au capital ne suffirait pas à rendre une arrivée de Horner simple.

L’ancien directeur de Red Bull semble lui-même parfaitement conscient de la complexité qu’impliquerait son recrutement. Il avait reconnu dans son entretien au Times pouvoir être à la fois "le remède et le problème" pour une équipe souhaitant le recruter.

"Il arrive un moment où la compétitivité d’une équipe prend le dessus sur les autres considérations liées à l’ego."

Ses déclarations ont malgré tout suffi à relancer les spéculations et, indirectement, à augmenter encore la pression sur Vasseur.
Vasseur de nouveau sous pression

Le leadership du Français avait déjà été placé sous le feu des projecteurs après le Grand Prix d’Italie. Hamilton avait alors expliqué que la responsabilité de mettre en œuvre les changements nécessaires au progrès de Ferrari revenait au directeur de l’équipe.

Certains médias italiens avaient interprété ses propos comme un appel à changer de dirigeant. Le septuple champion du monde avait ensuite dû clarifier publiquement sa position. "Je n’ai jamais demandé que quelqu’un dans mon équipe soit remplacé."

Depuis plusieurs Grands Prix, des rumeurs circulent également dans le paddock selon lesquelles Ferrari aurait déjà décidé d’attendre la fin de la saison avant d’envisager un changement de direction.

Aucune confirmation n’est venue étayer cette hypothèse. Après le Grand Prix d’Azerbaïdjan, Vasseur a cependant reconnu que cette situation commençait à peser sur le fonctionnement quotidien de l’équipe.

Il a admis que Ferrari ne travaillait "pas dans une sérénité absolue", qualifiant la situation de "frustrante" puisque "50 % des questions" qui lui sont posées concernent désormais son avenir.

Ce n’est pas la première fois que son poste est présenté comme menacé. Depuis son arrivée chez Ferrari, Vasseur a régulièrement dû composer avec des articles annonçant une possible éviction. La dernière fois que les spéculations avaient atteint un niveau comparable, au milieu de la saison 2025, Ferrari avait répondu en lui accordant un nouveau contrat pluriannuel.

Le Français sait qu’il ne pourra probablement pas mettre définitivement fin aux rumeurs par ses déclarations. Sa meilleure réponse reste donc les résultats en piste.

Interrogé sur sa volonté de continuer à se battre malgré les interrogations croissantes, il a répondu : "Bien sûr. Le sport automobile est ma vie, c’est mon métier. J’essaie de faire de mon mieux. Bien sûr. Je suis là pour faire mon travail. J’ai le meilleur métier du monde. Mais c’est comme ça. Il nous reste encore sept courses à disputer et je pousserai jusqu’au dernier virage."

Quant aux décisions qui pourraient être prises concernant son avenir, Vasseur reconnaît qu’elles ne lui appartiennent pas.

Mais un autre profil, actuellement beaucoup moins présent dans les spéculations, pourrait théoriquement présenter de nombreux avantages : Andrea Stella.

L’Italien connaît parfaitement Maranello pour y avoir effectué une grande partie de sa carrière avant de rejoindre McLaren. Son nom avait déjà été associé par le passé à une possible direction de Ferrari.

Une autre pièce est venue alimenter cette hypothèse lorsque McLaren a recruté Gianpiero Lambiase, ingénieur de course historique de Max Verstappen chez Red Bull, pour occuper le poste de directeur des opérations sportives.

Red Bull avait alors livré sa propre interprétation de ce transfert. En mai, Laurent Mekies avait affirmé comprendre que Lambiase devait à terme devenir directeur de McLaren.

"Écoutez, j’ai effectivement compris que Lambiase allait chez McLaren pour devenir directeur d’équipe. C’est ce que je vous avais dit à l’époque à Miami. Évidemment, nous avons eu plusieurs conversations avant qu’il prenne cette décision. Maintenant, ne me demandez pas si cela va se produire. Le calendrier ne me concerne pas. Je peux simplement vous dire le contenu de nos conversations."

McLaren avait immédiatement réagi fermement. L’équipe avait rappelé qu’Andrea Stella était déjà son directeur et qu’il n’existait aucune raison de penser que l’Italien envisageait un départ. Les spéculations avaient malgré tout imaginé un scénario dans lequel Stella rejoindrait un jour Ferrari et Lambiase deviendrait son successeur à Woking.

Cela reste précisément cela : une hypothèse. Même si Ferrari décidait de cibler Stella, plusieurs obstacles pratiques se présenteraient. McLaren pourrait elle-même devoir attendre jusqu’en 2028 avant de pouvoir pleinement utiliser Lambiase si Red Bull lui imposait une longue période de préavis sans activité.

Laisser partir Stella immédiatement placerait donc l’équipe britannique dans une situation particulièrement compliquée. Et l’Italien devrait probablement lui-même respecter une période comparable avant de pouvoir commencer à travailler pour une équipe rivale.

Reste que son profil serait théoriquement particulièrement attractif pour Ferrari. Stella est Italien, a été formé à Maranello, connaît l’organisation et sa culture, et a connu un important succès dans ses fonctions chez McLaren, avec trois titres mondiaux à la clé.

Cela ne signifie toutefois pas que Ferrari envisage actuellement de le recruter. Comme pour une grande partie des discussions concernant l’avenir de la direction de la Scuderia, il s’agit à ce stade de spéculations.

La décision appartient désormais essentiellement à Elkann et Vigna. Les deux dirigeants connaissent les qualités et les limites du travail accompli par Vasseur, disposent des résultats actuels de Ferrari pour évaluer la situation et connaissent probablement assez précisément les conditions que Horner poserait pour envisager une arrivée à Maranello.

À eux de déterminer quelle organisation et quel dirigeant représentent la meilleure voie pour ramener Ferrari au sommet de la Formule 1. Avec Vasseur ou sans lui.
Ryoma
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La prise de parole de Hamilton intervient deux jours après une démarche inhabituelle de Ferrari. L’équipe avait organisé un point presse destiné aux journalistes au cours duquel un porte-parole avait assuré que la direction conservait une "pleine confiance" dans le leadership de Vasseur.

Cette intervention faisait suite à une multiplication des spéculations autour de l’avenir du Français, alors que Ferrari reste sur une série de cinq Grands Prix consécutifs sans podium.

Dans le paddock du Grand Prix de Bahreïn en Malaisie, Hamilton a salué la décision de Ferrari de répondre publiquement à ces interrogations. Selon lui, les critiques et rumeurs provenant de l’extérieur cherchent à atteindre le moral de l’équipe, sans toutefois parvenir à leurs fins.

"Je pense que c’est une bonne chose qu’ils l’aient fait," a-t-il confié lors de sa rencontre avec la presse écrite.

"En ce qui concerne la manière dont cela rassemble l’équipe, je pense que nous étions déjà unis. Honnêtement, les sources extérieures semblent tellement négatives envers nous en tant qu’équipe et semblent essayer de briser notre moral, mais elles n’y parviennent pas. Les gens peuvent donc continuer avec ce discours négatif, mais en interne, tout le monde travaille vraiment très dur."

Pour Hamilton, la question de l’identité du Team Principal ne devrait pas se poser. Le septuple champion du monde considère Vasseur comme l’homme capable de diriger Ferrari et souligne que l’équipe a déjà connu de nombreux changements à ce poste au cours de son histoire récente.

Il refuse surtout que les difficultés de la Scuderia soient résumées à la responsabilité d’une seule personne.

"Fred est l’homme qu’il faut pour nous diriger. Il fait un travail fantastique. Si vous regardez l’histoire et le nombre de personnes qu’ils ont remplacées à ce poste, j’ai le sentiment que l’équipe se trouve dans une meilleure situation qu’auparavant, mais au bout du compte, ce n’est pas une situation qui dépend d’un seul homme."

"Il y a énormément de personnes qui travaillent ensemble et, si vous voulez pointer quelqu’un du doigt, faites-le ailleurs."

"Il y a également des personnes au-dessus qui font partie de tout cela. Cela implique beaucoup de monde. Je pense que, s’il faut retenir quelque chose de ce message, c’est que Fred est à son poste, qu’il ne va nulle part, que je suis ici pour rester avec lui et que je continue à croire pleinement dans la direction que nous prenons."

Vasseur dispute sa quatrième saison à la tête de l’équipe de Maranello après avoir succédé à Mattia Binotto en 2023. L’ancien dirigeant de Renault et Sauber connaissait toutefois Hamilton bien avant leurs retrouvailles chez Ferrari. Le Français, aujourd’hui âgé de 58 ans, avait déjà travaillé avec le Britannique en 2005 et 2006 dans les catégories correspondant aujourd’hui à la F3 et à la F2. Les deux hommes se sont retrouvés lorsque Hamilton a quitté Mercedes pour rejoindre Ferrari lors d’un transfert majeur l’année dernière.

Leur relation constitue aujourd’hui l’un des éléments sur lesquels Hamilton souhaite s’appuyer pour transformer l’équipe.

"Fred a été fantastique dans son travail avec moi et je pense que notre relation dans son ensemble, y compris avec les dirigeants, se trouve dans une bien meilleure situation qu’elle ne l’a jamais été."

"Évidemment, les personnes qui font des commentaires n’ont absolument aucune idée de ce dont elles parlent, au bout du compte, parce qu’elles ne sont pas à l’intérieur de l’équipe."

"Ce qui se passe dans l’équipe, la manière dont elle est structurée, l’endroit où se trouvent les faiblesses : évidemment, je suis dans l’équipe et je connais tout cela. Je ne vais pas en parler, mais je vais continuer à essayer de travailler avec les personnes qui ont le pouvoir de décision pour apporter des changements."

"Apporter des changements ne se fait pas rapidement, les gens ne sont pas toujours disposés à le faire très tôt, mais Fred a déjà effectué beaucoup des changements que j’avais demandés et il nous en reste encore d’autres à réaliser."

Hamilton confirme ainsi qu’il a identifié certains domaines de l’organisation qu’il aimerait voir évoluer. Il refuse cependant de préciser publiquement quelles sont, selon lui, les faiblesses de la structure actuelle.

"Fred est un leader fantastique. C’est vraiment lui qui peut emmener cette équipe dans la bonne direction. Cependant, il existe une structure qui est en place depuis un certain temps. Il faut peut-être se demander s’il faut l’examiner à l’avenir. Il y a également des personnes au-dessus de Fred et il ne s’agit pas d’une seule personne."

Chez Ferrari, Vasseur cumule les fonctions de Team Principal et de directeur général de l’équipe de Formule 1. Il rend cependant compte aux responsables de l’ensemble de l’entreprise Ferrari, qui comprend également l’activité des voitures de route, avec notamment le directeur général Benedetto Vigna et le président exécutif John Elkann.

"Fred a dirigé l’équipe et a contribué à apporter des changements au cours de l’année écoulée. Il nous a aidés à atteindre la deuxième place du championnat constructeurs. C’est un énorme progrès par rapport à l’année dernière. Comme je l’ai dit plus tôt aujourd’hui, le déficit que nous avons vient tout simplement du moteur."

La situation de Vasseur chez Ferrari diffère fortement de celle que Hamilton a connue pendant ses années chez Mercedes avec Toto Wolff. À Brackley, Wolff est à la fois Team Principal et directeur général de l’écurie, mais également copropriétaire à hauteur d’un tiers aux côtés de Mercedes et d’Ineos. Il dispose donc d’une position différente de celle de Vasseur au sein de la structure de Ferrari.

Interrogé sur cette comparaison et sur les changements qu’il pourrait souhaiter à Maranello, Hamilton a confirmé qu’il avait ses propres idées, sans vouloir les détailler.

"Il y a des changements que j’apporterais, mais je ne vais pas dire lesquels. Toto occupe une position différente de Fred. Les structures sont très différentes. C’est vraiment tout ce que je peux dire à ce sujet."
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